Exposition « Beautés du ciel et phénomènes cosmiques »

Space eye

Cet article a pour objectif de vous présenter le projet d’exposition sur lequel j’ai travaillé pendant 7 mois (début mars à fin septembre 2013). En bas de cette page vous trouverez une visite virtuelle temporaire réalisée par mes soins. Cette exposition aura lieu au Parc Phoenix de Nice durant les mois de mai et juin 2014.

Présentation du projet

Surface d’exposition : 200 m²
Budget: 9600 €
Maitrise d’ouvrage : Observatoire de la Côte d’Azur (OCA)
Maitrise d’œuvre : Florent Gouvard – Service de Logistique Culturelle – Service de Communication

Beautés du Ciel et Phénomènes Cosmiques (BCPC), puisque tel est son nom, est un projet alliant l’art, les sentiments esthétiques et la science. Il s’agit d’une exposition dont le but est, dans un premier temps, de montrer au visiteur la « beauté » qui émane des images de différentes sources célestes. Mais la sensibilisation à cette « beauté » nécessite quelques clés, c’est pourquoi d’autre part, chaque image sera associée à une interprétation scientifique, basée sur la nature des phénomènes physiques observés.

Le concept fondamental de cette exposition, initiée par Albert Bijaoui, professeur émérite de l’OCA, est le suivant : « sur une image astronomique, la compréhension des phénomènes observables permet de donner une profondeur supplémentaire à un sentiment préalable de « beauté »« . Il en va de même pour les images qui ne semblent pas a priori « belles » (i.e. image pixélisée). A ce concept initiateur vient s’adjoindre l’idée d’utiliser au mieux les ressources interne pour ce projet en donnant la parole aux chercheurs, ce qui permettra également de mettre en avant les thématiques de recherche effectuée à l’OCA. Enfin, l’idée de susciter chez le jeune public un intérêt pour les Sciences de la Planète et de l’Univers, est également un concept qui se juxtapose aux autres.

Mon rôle

Dans ce projet initié à l’Observatoire de la Côte d’Azur, mon rôle était celui du chef de projet et de la conception en intégralité de l’exposition. J’étais en charge de :
(1) de l’élaboration du cahier des charges conceptuel
(2) de la scénographie et du synoptique d’exposition
(3) du choix des typologies employées
(4) du choix des thématiques exposées et des images sélectionnées
(5) du contenu éditorial à chercher auprès des scientifiques
(6) de la recherche documentaire et de la préparation des entretiens
(7) de la vulgarisation et de la rédaction des panneaux
(8) de l’élaboration des différents type de maquettes graphique
(9) du graphisme des panneaux et des schémas
(10) du choix des vidéos et animations interactives
(11) de la modélisation en 3D du projet
(12) de la conception des bornes vidéos
(13) de la coordination des relectures et des relecteurs

L’exposition aura lieu au Parc Phoenix de Nice, dans un espace de 200m², segmenté en 2 salles mises à disposition. Le choix de la salle s’est porté sur cet espace, puisque le Parc Phœnix a parmi ses vocations, d’accueillir des expositions à caractère scientifique. Ce choix a été renforcé par les conseils de la Ville de Nice. Il s’agit d’un site de choix puisque la salle est prêtée et permet à l’exposition de toucher un large public de type familiale. Le discours de l’exposition a ainsi été placé à un niveau de scientificité abordable par des élèves de 3e et plus. Il est possible, par la suite, qu’elle devienne itinérante un certain temps, avant de revenir à l’OCA, mais à ce jour, aucune démarche n’a encore été entreprise.

Concrètement, après avoir analysé l’espace dédié, je l’ai segmenté le volume en modules muséographiques et me suis attelé à toutes les tâches qui m’étaient confiées. En ce qui concerne le suivis financier du projet, il fut essentiellement géré par Clémence Durst (responsable du Service de Logistique Culturelle) et moi-même. Marc Fulconis (responsable du Service de Communication), régulièrement en contact avec les imprimeurs, s’est chargé, avec Clémence Durst des devis concernant les dispositifs graphiques. La mise en forme finale des panneaux a, quant à elle, été confiée à Christine Julienne (graphiste – Service de Communication), Marc Fulconis et Clémence Durst. Cette mise en forme suit les maquettes des panneaux types que j’ai établis au préalable et qui correspondent aux différentes typologies.

Enfin dans cette exposition, la parole est également donnée à certains chercheurs, qui ont eu l’occasion de rédiger de courts textes associés aux quelques images centrales de l’exposition.

L’art et la science, deux frères divergents

La conception proposé remanie la proposition ancienne d’Albert Bijaoui et la redynamise. Aux concepts initiaux, j’ai fais le choix d’adjoindre l’emploi de l’art, en l’occurrence l’art littéraire. Il est ici considéré comme un moyen permettant de véhiculer une vision alternative. Ainsi il s’exprime via des citations littéraires présentes sous les titres des panneaux ou sur des panneaux réalisés à cet effet. Elles sont là pour être interprétée d’une manière différente que celle initialement pensée par leur auteur, mais également pour commenter les images selon un regard différent de celui que pose la science. Cela montre ainsi qu’il y a toujours au moins deux manières d’interpréter les choses.

Les 50 citations choisies parmi des milliers, sont ici dénudées de leurs guides initiaux (leur contexte littéraire) et soumises à une seconde lecture. Le nouveau guide qui apparaît de lui-même, que nous créons seul, repose sur notre capacité à faire des liens : ici, entre une image et une phrase. Il ne s’agit pas de travestir l’art par la science, mais plutôt de mettre en évidence l’infini des possibilités de traduction qui s’offrent à nous et notre facilité à n’en choisir qu’une seule et à oublier les autres.

Ces écrits littéraires présentent également une autre fonction dans cette exposition : ils servent de regard artistique sur des objets scientifiques. La science génère ces images célestes et la première vision qu’elle nous en offre est avant tout régie par la raison. L’art est plutôt un moyen d’exprimer le monde par la sensibilité et l’émotion. Il ne produit pas lui-même de connaissance mais il communique une manière de se placer par rapport à ce que l’on sait. Si l’on souhaite donner de la profondeur à des objets scientifiques (concept de ce projet d’exposition), l’art est une voie de choix.

Visite virtuelle

Cette vidéo montre une visite du modèle en 3D de l’exposition. Les panneaux présentés sont fictifs et ne représentent que les types de dispositifs graphiques. Des exemples de panneaux et de graphismes liés à cet évènement sont visibles ici. Dans la réalité, les panneaux sont en phase finale de réalisation et l’installation n’aura lieu qu’en mai 2014. Cette visite virtuelle sera mise à jour dès la finalisation de la phase de réalisation.

Bonne visite !

Publicités